CLINIQUE
Signes fonctionnels : Douleur d’abord de rythme mécanique puis par poussée inflammatoire, augmentée lors des mouvements au-dessus du plan des épaules (se coiffer, mettre un objet sur une étagère).
Provoque souvent des réveils nocturnes, notamment lors des changements de position ou en se couchant sur le côté atteint.
Examen physique (la triade diagnostique) et testing diagnostic :
Douleur à la palpation du tendon ou de son insertion. Douleur à l’étirement passif du tendon. Douleur à la contraction contre résistance du muscle correspondant.
Signes de gravité :
Rupture traumatique aiguë : À suspecter chez un sujet jeune après un traumatisme en traction ou un craquement brutal.
Épaule aiguë hyperalgique : Souvent liée à une résorption de calcification ; le patient est prostré, l'épaule est "inexaminable" car toute mobilisation est impossible.
Signes de rupture (Épaule pseudo-paralytique) : Une faiblesse musculaire majeure (manœuvre contre résistance non tenue) alors que la mobilité passive est conservée évoque une rupture tendineuse.
IMAGERIE
Radiographies standards (première intention) : Épaule face (3 rotations) et Profil de Lamy. Elles éliminent une pathologie osseuse et recherchent des calcifications ou des signes indirects de rupture (ascension de la tête humérale).
Échographie : si doute diagnostique, suspicion de rupture, ou si AT/MP.
IRM / Arthroscanner : Examens de référence pour le bilan lésionnel précis (rupture partielle ou transfixiante, infiltration graisseuse musculaire) en vue d'une éventuelle chirurgie.
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Le traitement est initialement médical dans la grande majorité des cas.
- Antalgie : Paliers I ou II selon l'intensité. AINS en cure courte.
- Repos relatif : Éviter les gestes sollicitant la coiffe (bras en l'air) sans immobilisation stricte.
- Kinésithérapie : Physiothérapie antalgique, travail de la souplesse, renforcement des abaisseurs de la tête humérale et autorééducation.
Infiltrations : Injection de dérivés cortisoniques dans la bourse sous-acromiale en cas d'échec du traitement médical bien conduit.
SUIVI ET ORIENTATION
Évaluation : Suivi de la douleur et des mobilités.
Rééducation : Doit être poursuivie plusieurs mois ; l'amélioration est souvent lente entre 6 semaines et 3 mois.
AVIS spécialisé : À envisager en cas d'échec du traitement médical (après 3 à 6 mois), particulièrement chez les patients de moins de 60 ans actifs présentant une rupture réparable à l'imagerie.
Pour en savoir plus …
Les référentiels des collèges, Orthopédie-Traumatologie, Ellipses, 4ᵉ édition, 2024,
