TENDINOBURSOPATHIE TROCHANTÉRIENNE
CLINIQUE
La tendinobursopathie trochantérienne, aujourd’hui souvent intégrée au greater trochanteric pain syndrome (GTPS), correspond à un syndrome douloureux latéral de hanche regroupant surtout les tendinopathies des moyen et petit fessiers, avec ou sans bursite trochantérienne associée.
Signes fonctionnels : Douleur de la face latérale de la hanche, de rythme mécanique (augmentée par la marche, la montée des escaliers et la station debout prolongée).
Douleur nocturne typiquement réveillée par le décubitus latéral sur le côté atteint.
Examen physique : Douleur exquise à la pression directe du grand trochanter. Douleur réveillée par l'abduction de hanche contre résistance et par la rotation externe ou interne contrariée. Douleur lors de l'adduction passive forcée.
Diagnostic différentiel :
Coxarthrose : La douleur est classiquement située au pli de l'aine avec limitation des amplitudes, contrairement à la tendinopathie où la mobilité articulaire de la hanche est conservée.
Cruralgie (L3) : Douleur de la face antérieure de cuisse avec troubles neurologiques possibles (réflexe rotulien diminué, hypoesthésie), alors que la tendinobursopathie est purement latérale.
Signes inflammatoires : Une douleur permanente avec rougeur et chaleur doit faire éliminer une bursite septique (rare à cette localisation profonde) ou une pathologie microcristalline aiguë.
IMAGERIE
Radiographies Bassin de face et Hanche de profil : bilan des diagnostics différentiels.
Échographie ++ : Permet de confirmer la présence d'un épanchement dans la bourse trochantérienne (bursite) et d'analyser la structure des tendons fessiers (épaississement, fissures).
IRM : Réservée aux formes chroniques ou avant chirurgie. Elle peut montrer un œdème de la médullaire ou des parties molles (hypersignal T2) et précise l'étendue d'éventuelles ruptures tendineuses.
PRISE EN CHARGE
Traitement médical :
Antalgie adaptée +/- AINS en cure courte.
Kinésithérapie : étirements doux de la chaîne latérale et renforcement progressif des muscles stabilisateurs du bassin.
Si besoin :
Infiltration de dérivés cortisoniques péri-articulaires.
SUIVI ET ORIENTATION
AVIS spécialisé Rhumatologie : Indiqué si douleur persistante au-delà de 3 mois.
Pour en savoir plus …
Les référentiels des collèges, Orthopédie-Traumatologie, Ellipses, 4ᵉ édition, 2024,
Les référentiels des collèges, Rhumatologie, Elsevier-Masson, 8e édition, 2024
